Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bilan (2/3) de mes pratiques collectives dans le MOOC ITyPA

20 Décembre 2012, 12:36pm

Publié par Pib

Ce billet de bilan du MOOC fait suite au billet précédent : Bilan (1/3) de mes pratiques individuelles dans le MOOC ITyPA.

Ma stratégie d’approche du collectif du MOOC a consisté essentiellement à aborder successivement mes objectifs hiérarchisés.

Pour structurer un peu ma réponse et identifier plus précisément mes pratiques collectives, je m’appuie sur une carte mentale que j’ai commencé à élaborer sur les usages pédagogiques à partir du Panorama des media sociaux 2012 de Frédéric Cavazza et la Typologie des réseaux sociaux et (de leurs) usages pédagogiques du CEGEP de Lanaudière (Québec)

J’examine mes usages de participation au collectif sur ces bases qui correspondent peu ou prou à la hiérarchisation de mes objectifs d’apprentissage. Je présente successivement mes objectifs, mon expérience antérieure, des statistiques objectives de mes pratiques, les outils et une évaluation sommaire.

2.1 Comment ai-je pris part au collectif, quels usages en ai-je fait, quels instruments, stratégie, activités en ai-je mis en place ?

Partage de contenu

Mon objectif de partage des ressources entrait dans la continuité de mes pratiques antérieures avec Delicious puis Diigo.

J’ai donc accumulé beaucoup de liens fournis à l’occasion d’ITyPA. Cependant, j’ai rapidement abandonné le tag ITyPA devant les multiples RT des mêmes sources et des reprises dans les forums et les blogs pour ne pas participer à la surcharge informationnelle. J’ai relayé quelques liens qui me semblaient constituer des sources de référence qui n’avaient à ma connaissance pas été publiés par les participants du Mooc, souvent par envoi vers un lien de mon Diigo.

Je suis passé petit à petit d‘une pratique de simple bookmarking à une pratique de résumé du contenu.

Je n’ai pas encore utilisé les fonctionnalités de collaboration de Diigo que j’avais spécifiquement retenu à cet effet.

Au total, une intensification de ma veille, une évolution de ma pratique de traitement du contenu et une stagnation des pratiques de collaboration et de partage.

Publication

Mon objectif de publication était prioritaire et j’avais repéré le blog comme une activité centrale de l’apprentissage. Mon idée de départ était que, avant d’interagir avec les autres, il fallait avoir quelque chose à proposer – ce qui se discute.

M’étant familiarisé avec les fonctionnalités d’un blog auparavant à l’occasion de la conception d’un support de formation, je suis passé à la publication : rédaction de 11 billets et divers commentaires en retour.

Au total une entrée dans la publication avec une moyenne d’un billet par semaine pendant le Mooc, l’atteinte d’un rythme de croisière, un début d’interaction et les prémisses d’un réseau d’apprentissage personnel, avec 3 ou 4 expressions d’un intérêt partagé.

Interaction

Mes objectifs d‘interaction venaient après ceux de publication, Mon expérience précédente dans ce domaine portait sur une pratique régulière des forums, essentiellement dans le cadre de plateformes fermées, du type Moodle et de quelques contributions très ponctuelles sur des sites externes de blogs ou de réseaux sociaux ainsi qu’une utilisation extrêmement sommaire et ponctuelle du microblogging à la Twitter.

Ma pratique a consisté surtout à :

- produire 55 posts environ sur les divers forums du site ITyPA ; une quarantaine de tweets avec, en retour, une petite trentaine de mentions ; quelques interventions via la messagerie YouTube pendant les conférences hebdomadaires et 12 commentaires à mes billets de blog, de 9 personnes différentes, avec autant de réponses de ma part. Les contenus portaient sur des demandes et des fournitures d’aide, des propositions de ressources et des annonces de la parution de mes billets de blog

- à noter 2 ou 3 interventions dans des discussions à propos d’ITyPA dans des blogs ou réseau sociaux extérieurs au Mooc.

- Ponctuellement, réponse au questionnaire Compétences et Recherche.

Au total, une diversification des supports et de la nature des interactions et le démarrage de discussions un peu suivies ; toutes ne resteront pas dans les annales !

Production collaborative

Mes objectifs de collaboration n’avaient pas véritablement été identifiés en tant que tels. Ils n’étaient pas non plus prioritaires dans la mesure où j’avais déjà pratiqué la production collaborative à travers un wiki, GoogleDocs / Google Drive / Google Groupes, plutôt en mode asynchrone.

J’ai commencé tardivement à participer à la prise de notes pour 2 conférences hebdomadaires en mode synchrone et sur le pad collaboratif « Après-ITyPA », en asynchrone. Dès la fin de mon bilan, je m’investirai sur le travail collaboratif toujours en cours pour approfondir cette pratique qui me semble être le niveau supérieur d’un cMooc.

Au total, une confirmation de la collaboration asynchrone et une découverte, succincte, de la collaboration synchrone.

Réseautage - création de réseau RAP

La création de mon réseau d’apprentissage personnel n’était pas ma priorité, elle ne venait qu’après la constitution de mon EAP. En fait, j’avais une pratique des réseaux sociaux, surtout professionnels mais sur le mode assez passif de la veille et une pratique très ponctuelle de réseau social généraliste dans le cadre de projets à court terme.

En cohérence avec mes intentions, j’ai assez peu cherché à développer mon réseau d’apprentissage. Je n’ai pas poursuivi de façon régulière et dans la durée les participants qui commençaient à échanger avec moi même si j’en ai repéré certains qui m’intéressent pour la suite. En revanche j’ai beaucoup lu – et apprécié – la lecture de nombreux blogs. Je ne suis donc pas frustré du résultat ; en revanche, la constitution de mon Réseau d’Apprentissage Personnel est certainement un champ que j’explorerais pour le prochain Mooc !

Au total, une pratique d’observation et de veille sur les blogs et l’envie, en fin de MOOC, de me lancer dans un RAP.

En synthèse, je constate un développement de ma pratique en fonction de mes objectifs, la découverte de pratiques nouvelles et une ouverture progressive vers les objectifs de niveau supérieur. Un mois de plus et je parcourrais l’ensemble de la gamme de ce que j’avais projeté. Globalement, des résultats en correspondance avec mon projet d’apprentissage donc.

2.2 Quels bénéfices ai-je tiré du collectif ?

J’ai énormément appris, au moins à 3 niveaux :

  • celui de l’appropriation de nombreux savoirs parmi l’énorme masse d’informations sur tant de supports et d’outils et cela, grâce à un traitement de plus en plus approfondi des contenus

  • celui de la confrontation à des modes d’approches et des points de vue très diversifiés qui m’ont amené soit à relativiser certaines de mes convictions soit à enrichir la palette des possibles par l’ouverture à d’autres façons de faire et d’autres pratiques. La confrontation à la diversité des points de vue et des façons d’apprendre ou de réagir des itypayens m’a permis plus précisément d’approfondir telle ou telle idée qui ne m’était pas venue, de découvrir de nouveaux champs ou de confirmer des représentations antérieures. Mais surtout cela m’a permis d’étalonner mes savoirs par rapport à ceux des autres et à avoir une plus juste évaluation de ceux-ci en me rendant compte de vrais champs de maîtrise et de zones à consolider. Salutaire.

  • celui de la pratique du cMOOC lui-même qui, dans sa surprenante articulation d’ordre et de désordre, constitue un vrai support de construction de savoir, à la condition expresse de bien en apprivoiser la démarche – qui ne va pas de soi.

Une diversité de processus d’apprentissage en interaction donc.

  • J’ai dépassé la réticence à publier avec l’ouverture et la rédaction de mon blog qui a été le support central de la construction de mes savoirs par une réflexion sur ce que j’étais en train d’apprendre - et sur le fonctionnement du MOOC. Je crois que, sans cette pratique de formalisation et de métacognition, je serai frustré car je serais resté sur l’impression d’avoir appris des bribes de savoir-faire et de connaissances. La distanciation permise par l’écriture m’a permis d’identifier mes apprentissages, de repérer mon cheminement d’apprenant et d’évaluer le chemin parcouru. Si l’auto construction de son parcours a bien l’importance qu’on lui prête dans un cMOOC, je dirais que cela est passé pour moi par cette activité bloggeuse.

Le blog comme pivot de l’EAP, donc.

  • Le point le moins avancé concerne le réseautage qui n’était donc pas ma priorité. Mais l’observation « in vivo » des discussions, des interactions, de l’élaboration du travail collaboratif et de constitution de réseau par les participants les plus actifs ou les plus visibles ont bien balisé le champ. Il faut le dire : au-delà de la traçabilité des apprentissages et de leur exposition à l’occasion des divers bilans des uns et des autres, une partie, sans doute significative, des acquis reste invisible aux yeux de la communauté, voire de l’apprenant lui-même, celle de l’imprégnation plus ou moins consciente de cette attitude qui n’est pas aussi passive qu’on veut bien le dire. Ces apprentissages souterrains, parfois implicites, constituent un terreau fertile pour le passer à des modes d’intervention et de contribution plus participatifs. Ils sont dans nul doute à mettre au crédit de ce cMOOC.

Un processus d’imprégnation implicite et fécond pour la suite donc.

En conclusion, je dirais que les divers modes d’interaction avec les participants sur une base individuelle et collective potentialisent les processus d’apprentissage développés dans le MOOC et que c’est donc l’articulation des temps d’interaction interindividuelle et collective avec des temps d’élaboration individuelle, se renforçant mutuellement, qui permettent la construction des savoirs.

Un vrai bonheur à observer et à pratiquer.

Un 3è et dernier billet pour le bilan à suivre

Commenter cet article